Pendentif Saint Georges Terrassant Le Dragon En Argent émaillé
Pendentif en argent émaillé multicolore figurant Saint Georges terrassant le dragon, de style Renaissance, époque XIXe. Petites perles et roses. Travail probablement austro-hongrois.
état : bel aspect général, quelques manques : petits manques d'émail + 2 petites roses manquantes + un petit manque à la perle en goutte
dimensions : 6,5 cm de hauteur totale + 3 cm de large
poids brut : 14,24 gr
ref.508
La légende de saint Georges et le Dragon décrit un saint qui apprivoise et tue un dragon qui réclame des sacrifices humains. Le saint sauve ainsi la princesse choisie comme prochaine offrande. (La légende dorée de Jacques de Voragine XIIIe)
Le bijou Renaissance et néo-Renaissance
C'est l'âge d'or de la parure au XVIe siècle : les hommes et les femmes de la cour se couvrent de bijoux, de lourds colliers d'or, de pendentifs en émaux (translucides, opaques) et gemmes, de perles, de pierres à la fois sur les vêtements, les cheveux, le corps !
Au delà de sa valeur marchande et esthétique, le bijou revêt une dimension symbolique et religieuse.
L'émeraude de Colombie extraite des mines de Chivor et de Muzo et la perle du Golfe persique font fureur.
La perle est partout : cousue sur les vêtements, portée dans la coiffure (le touret), en pendentif, montée en rang de collier... Associée aux jeunes filles, symboles de virginité, c'est la gemme d'Elizabeth Ier d'Angleterre, surnommée la reine vierge; de forme irrégulière, baroque, elle constitue souvent la pièce majeure des pendentifs à la Renaissance.
Au XIXe siècle, la tendance est à l'éclectisme : le style néo-Renaissance qui succède au goût pour le Moyen-Age fait renaître les motifs Renaissance. On retrouve alors les pendentifs avec petites perles baroques et sujets émaillés qui rappellent les légendes passées (en exemple ici).